Les membres du comité d’entreprise ont rendu avis sur le projet de cession de Davigel

Publié le 10 juillet 2015 par Valerie Gayte

Lors du CE exceptionnel du 9 juillet se déroulant à Dieppe, les membres du comité d’entreprise de Davigel ont rendu avis sur le projet de cession à Brakes et de manière unanime.

Vous trouverez ci-joint la résolution votée en séance.

Résolution unanime du Comité d’entreprise
prise en séance du 9 juillet 2015

Les membres du comité d’entreprise tous syndicats confondus (SIPED- CGT- SNI2A CFE-CGC) ont pris la résolution ci-dessous et ont demandé à ce qu’elle soit intégralement retranscrite dans le PV de la réunion du 9 juillet 2015 :

« Le 14 avril dernier, Nestlé a reconnu qu’il ne cherchait pas un « partenaire » pour DAVIGEL mais bien un « acquéreur » pour se désengager d’une activité considérée comme moins rentable que les autres. C’est notre tour aujourd’hui comme cela l’a été pour d’autres avant nous, et le sera sans doute pour d’autres demain.

Nestlé a choisi de nous vendre au Groupe anglais BRAKES qui ambitionne de « devenir un acteur majeur au niveau européen » dans le secteur de la restauration professionnelle. Le dirigeant de ce Groupe, Ken Mc MEIKAN nous a affirmé lors de la réunion du CE du 2 juin, qu’il maintiendrait l’autonomie de DAVIGEL, qu’il soutiendrait « la feuille de route du management » et que nos usines pourraient bénéficier « de volumes additionnels ».

Si nous pouvons comprendre les intérêts stratégiques et économiques de ce rapprochement, cependant nous ne sommes pas naïfs : le Groupe BRAKES propriété du Fonds d’investissement BAIN CAPITAL, a bien l’intention de rentabiliser son investissement en réalisant des économies et des « synergies ».

Notre mobilisation, nos courriers à la direction générale de Nestlé en France, la désignation d’un expert qui a analysé la situation de DAVIGEL ont fait comprendre à Nestlé que nous vendre sans garanties sociales serait inacceptable par les salariés.
C’est ainsi qu’à la demande de Nestlé, le Groupe BRAKES s’est engagé à ne lancer aucun plan social pendant une période de 18 mois après le rachat.

Mais selon la direction cet engagement n’est pas destiné pour autant à empêcher toute adaptation de l’organisation de l’entreprise.
C’est la raison pour laquelle les organisations syndicales représentées au CE ont demandé que la négociation sur un nouvel accord GPEC d’une durée de 3 ans reprenne au plus vite avec pour objectif de sécuriser le devenir des emplois et des salariés.

C’est la raison pour laquelle nous exigeons d’être informés régulièrement de l’avancée du projet, des études et audits que sera amené à réaliser le Groupe BRAKES à la fois sur notre système d’information et sur tout autre sujet susceptible d’avoir une incidence sur nos emplois et nos conditions de travail

Il n’en reste pas moins qu’à la question posée à plusieurs reprises : que se passera-t-il après 18 mois, la réponse de la direction a été toujours la même : nous ne savons pas.

Difficile à croire. Qui peut penser sérieusement que le Groupe BRAKES n’a pas déjà réfléchi à ce qu’il souhaite faire de DAVIGEL ?

Le groupe Nestlé jusqu’à la vente définitive et le groupe Brakes devront s’attendre à discuter et négocier avec les représentant du personnel de Davigel. Nous resterons vigilants à ce que nos droits soient respectés

Brakes n’est pas en capacité d’éclaircir ses intentions quant au devenir :
• Du Siège à Dieppe
• De notre réseau
• De notre force de vente
• De nos usines
De ce fait, cette résolution vaut avis et est soumise au vote.