Télétravail « en or » chez Coca Cola dans le cadre d’une réorganisation des ventes

Publié le 27 février 2014 par Valerie Gayte

L’accord sur le télétravail du 22 janvier propose une indemnité de sujétion qui peut atteindre 240 € par mois. Encore faut-il faire partie des métiers éligibles et que la demande émane de la direction dans le cadre de la réorganisation en cours.

Coca Cola Entreprise réorganise sa direction générale des ventes et l’accord sur le télétravail signé le 22 janvier par la CFE-CGC et la CFDT doit permettre d’accompagner le mouvement qui se traduit par une optimisation des coûts immobiliers. Les salariés concernés par cette réorganisation vont se voir proposer de passer en télétravail 4 jours par semaine. L’offre se veut alléchante avec une « indemnité de sujétion » qui pourra grimper jusqu’à 240 € par mois en Île-de-France et 200 € en province. Une enveloppe censée compenser la mise à disposition de l’entreprise d’une surface de 10 m2 à son domicile. Pour en bénéficier, les salariés devront justifier avec les factures correspondantes : quittance de loyer, remboursement d’emprunt, taxe d’habitation, taxe foncière, charge de copropriété, frais énergétique, frais de communication…Une condition sine qua non pour verrouiller par rapport à l’URSSAF le versement mensuel de cette indemnité. « En l’état actuel de la réglementation et sur la base de justificatifs mensuels, ces prise en charge pourront être déclarées comme frais réels et être exonérées de cotisations et contributions sociales et de l’impôt sur le revenu », souligne l’accord. Seuls les salariés rattachés à trois métiers (coordinateur logistique, compte clef régional, planning manager) sont éligibles à cette indemnité de sujétion à laquelle s’ajoutent un siège ergonomique, une table de travail, un caisson de rangement, une lampe de bureau et même une corbeille qu’ils pourront  commander par le biais du catalogue fourniture de l’entreprise.

  • En cas de refus de passage en télétravail, il leur sera proposé des « espaces de travail mis en place dans les territoires » : des places dans des télé-centres ou des bureaux partagés.

Ne pas oublier les itinérants

Le télétravail n’est pas proposé aux nombreux itinérants commerciaux et techniques (attaché commercial, délégué commercial, manager des ventes, chef de secteur…) mais « compte tenu de la nécessité pour certains d’entre eux de réaliser certaines tâches administratives en dehors des locaux de l’entreprise et potentiellement à leur domicile, il est prévu pour ces salariés l’octroi d’une indemnité de sujétion spécifique calculée en fonction du temps passé par chacun des métiers à des taches pouvant être effectués à domicile ». Une indemnité qui varie de 132 € par an pour un chef de secteur (qui est considéré comme travaillant l’équivalent de 2 jours par mois à son domicile) à 330 €  par an pour un manager des ventes (qui est censé travailler 5 jours par mois de chez lui). Une indemnité de sujétion spécifique qui vise à prendre en compte la disparition des directions régionales commerciales.

Aucune indemnité n’est en revanche prévue pour les salariés volontaires à un passage en télétravail qui ne peut pas dépasser les 2 jours par semaine.

Source

  • Rodolphe Helderlé
  • Miroir Social