Laïta entre dans la course mondiale de la poudre et des ingrédients laitiers

Publié le 16 novembre 2017 par Bernard Bourdon

Laïta va engager 80 millions d’euros pour développer sa production d’ingrédients laitiers secs dans ses sites du grand Ouest où une centaine d’emplois seront créés d’ici à 2017. A Créhen (en photo), dans les Côtes-d’Armor, seront installés une tour de séchage, un atelier de boîtage et des complexes de déminéralisation (ainsi qu’à Landerneau, dans le Finistère). À Ancenis, en Loire-Atlantique, la tour MSD (« Multi-Stage Dryer ») sera spécialisée dans les poudres de lait fermenté. Et des équipements de séparation des protéines du lait seront ajoutés dans tous les sites du groupe dont les huit tours existantes vont être rénovées.
S’étendant sur 12 à 15 000 m2 supplémentaires, ces investissements devraient permettre de produire 30 000 tonnes supplémentaires de lait en poudre infantile ou premium ainsi que 7 500 tonnes de lactosérum déminéralisé, tout en réalisant le « cracking » de 230 000 litres de lait supplémentaires par jour. Au final, la capacité de traitement de lait du groupe coopératif augmentera de 15 %.
Regroupant les activités laitières des coopératives Even, Terrena et Triskalia, le groupe précise qu’il financera ce développement « sans ouverture de capital ». Objectif : « capter de nouveaux marchés créateurs de valeur », explique Dominique Chargé, président de Laïta. Et Christian Couilleau, son directeur général, d’ajouter : « l’internationalisation des ventes est d’autant moins risquée qu’elle repose sur l’innovation, la sécurité, les savoir-faire et l’image ».
La fin des quotas laitiers encourage nombre d’industriels à investir dans des outils leur permettant d’exporter leur production au-delà de l’Europe. Outre l’association de Sodiaal avec le chinois Synutra, on peut rappeler les investissements d’Isigny Sainte-Mère, de Prospérité Fermière, de la Sill ou de la Laiterie de Montaigu…

Article RIA