Le gouvernement parvient à faire signer une charte à tous les acteurs

Publié le 16 novembre 2017 par Bernard Bourdon

À la suite du premier chantier des états généraux de l’alimentation, le gouvernement est finalement parvenu à faire signer sa charte d’engagement « pour une relance de la création de valeur et pour son équitable répartition au sein des filières agroalimentaires françaises » par tous les acteurs de l’univers agroalimentaire, Michel-Édouard Leclerc compris ! Elle devrait s’appliquer immédiatement à l’esprit des négociations commerciales qui débutent, avant que la loi promise par l’Élysée ne soit votée par les parlementaires durant le premier semestre prochain.

Le texte, qui aurait connu une bonne trentaine de versions, reprend l’essentiel des principes énoncés par le président de la République lors de son discours de Rungis (voir RIA News n° 677), notamment la construction du prix depuis l’amont ou l’élaboration de plans de filière, avec un renforcement du rôle des interprofessions. Ensuite, chaque partie prenante promet de faire des efforts, les agriculteurs pour se regrouper davantage, les coopératives pour être plus transparentes, les industriels pour mettre en œuvre la contractualisation, les distributeurs pour assurer une péréquation raisonnée…

Une signature « historique » selon l’Ania qui « appelle à son respect » − elle a d’ailleurs réactivé son observatoire des négociations commerciales − et insiste sur le relèvement du SRP que devrait prévoir la future loi. Coop de France se fait d’ailleurs pour sa part plus insistante, émettant « de sérieux doutes sur la véritable portée de bonnes intentions » si elles ne sont pas complétées « très rapidement » par un levier législatif concret. « Et maintenant ? » s’est interrogé Michel-Édouard Leclerc de son côté, promettant que son groupement jouerait le jeu… d’autant que « le point de crispation (l’augmentation du SRP) a été éludé pour permettre le consensus ».

Retrouvez le texte de cette charte.